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A Gardanne, la Provence avance!

24.09.2014

Colossal chantier de reconversion de l'ancienne centrale électrique de Gardanne (entre Aix-en-Provence et Marseille) à la biomasse.

 

La biomasse en quelques mots
La biomasse est l'ensemble des matières organiques, végétales, animales, qui peuvent produire de l'énergie. On utilise principalement du bois (à l'origine de 70% de la production énergétique issue des biomasses), des plantes et des déchets agricoles. L'énergie issue de la biomasse contribue à l'élimination des déchets organiques ; elle est aussi très peu polluante, d'où le grand intérêt qu'elle suscite. En effet, contrairement aux énergies fossiles (telles le fuel, le gaz ou le charbon comme anciennement à Gardanne), la biomasse n'a pas d'’impact sur l'effet de serre ; le bilan est neutre, car les émissions de CO2 de la combustion correspondent aux quantités absorbées par les plantes par photosynthèse. Ce cycle vertueux semble donc être un gage de protection de notre environnement...

Un projet de grande ampleur
C'est le grand groupe industriel allemand E.ON, fournisseur d'électricité et de gaz, qui dès 2012 avait été autorisé par le préfet des Bouches-du-Rhône à convertir la tranche 4 de l’ancienne centrale thermique au charbon de Gardanne en une des plus importantes unités européennes de production d'énergie alimentée par la biomasse. En effet, sans l'intervention et les subventions de l'Etat français, l'usine aurait probablement fermé, laissant la centaine de salariés travaillant sur le site sans emploi.

SAG Allemagne avait ainsi décroché la prise en charge de l'installation de lots électriques, et c'est tout naturellement que SAG VIGILEC s'est vu confier la partie courant faible. Au préalable, le service Grands Comptes avait procédé au chiffrage de cette mise en œuvre, avec au départ 2 techniciens sur ce chantier, puis à terme, une équipe de 6 personnes.

Après des débuts parfois hésitants, l'objectif d'E.ON, est que cette centrale reconvertie soit capable de traiter 850 000 tonnes de combustible biomasse par an (plaquettes forestières, résidus verts, résidus viticoles) et permette d’assurer les besoins en électricité de 440 000 foyers (hors chauffage). De même, il semble que ce projet permette d'éviter le rejet de 600 000 tonnes de CO2 par an.